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 À PROPOS DU FWAKANDA 

Le FWAKANDA est un pays/ un Royaume virtuel, un metaroyaume (meta univers), 

Ses premiers habitants sont ses 7 membres fondateurs: Alioum Moussa, Pascale Obolo, Ange Ngadjeu, Ahmad Abali, Evans, Idrissou Njoya, Jean-Pierre Bekolo. 

De nouveaux membres invités par les fondateurs vont se rajouter aux habitants de Fwakanda. Ils seront invités, on commencera par les présenter, ce qu’ils font, on les inscrira comme nouveaux habitants du Fwakanda avec tout ce qui va avec (passeport…) 

Pour fonder le Fwakanda, ce metaroyaume, les 7 membres fondateurs se sont mis autour d’une table comme ceux qui ont partagé l’Afrique à Berlin en 1884. En plus d’être un symbole, cette table est le premier objet du Fwakanda. 

Un objet connecté à d’autres lieux… par internet avec une table tactile (comme un écran de téléphone ou une tablette), avec une application qui permet aux personnes réunies autour de la table de se parler et d’échanger des images, des sons, des documents et de constituer une base de données.

Le Fwakanda est le centre du monde. Le  Fwakanda ce royaume virtuel a pour mission de transformer le Cameroun où nous sommes actuellement en centre du monde. Ce qui s’y passe sont les choses les plus importantes au monde. Par exemple, la bibliothèque de Foumban (dont parlait Alioum et Idrissou) a les livres les plus importants du monde écrit par Njoya. Ou encore le Quartier Mozart situé au carrefour Mvog-Mbi à Yaoundé devient grâce au Wakanda un des lieux les mythiques du monde, le Mbole né quand le quartier juste derrière à Etam-Bafia devient la musique que le monde entier a besoin d’écouter. Etc. Etc.

Le Fwakanda c’est une multitude d’activités et de projets auxquels peuvent participer tout le monde y compris ceux qui ne sont pas encore habitants du Fwakanda. Le spectre des activités et projets du Fwakanda s’étend des plantes qui guérissent, aux appareils électroniques recyclés en objets qui changent le quotidien des gens… En passant par une banque d’images de nos rêves et cauchemars, de nos visions consignées dans les récits (que voient les africains) etc… car le Fwakanda est une correction du monde réel actuel et son mimétisme aveugle de modèles éloignés de la réalité. 

Comment le reste du monde découvre et interagit avec ce qui se passe au Fwakanda? Par les médias et les réseaux sociaux. Donc sans vivre le Fwakanda dans sa réalité, ils resteront au niveau du rapport qu’on en fera. Le Fwakanda pour eux n’existera qu’à travers les reportages qu’on en fera. Donc ce metaroyaume  existera à travers ses videos, ses photos, ses articles, ses blogs, ses films, ses contenus…

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Produire le Réel

Par Jean-Pierre Bekolo

 

Si on se contente de mettre le rêve dans les films et de ne pas essayer d'en mettre dans la vie véritable, quel cinéaste est-on ? 

Nous cinéastes, n'avons nous pas une dette vis a vis de cette réalité qui nous fourni toutes ces belles histoires avec lesquelles nous faisons nos carrières, nous gagnons des prix et avons de la reconnaissance ? Ne serait-il pas ingrat de se contenter de prendre a la réalité sans jamais rien lui donner en retour ?

Si le cinema nous a appris à raconter des histoires, a les écrire, a les tourner et a les monter, et ça nous lui en sont reconnaissant, il est tout a fait normal que nous prenions ce rêve qu'il nous a donné , que nous le sorte des écrans pour le transposer dans la réalité. Pourquoi le happy-ending devrait-il ne demeurer qu'au cinema ? 

Le réel a besoin lui aussi de happy ending, d'autant plus que ce réel est africain avec sa longue liste de problèmes. Avec l’arrivée de Netflix, le cinema sort définitivement des salles de cinema, en plus d’être une mutation technologique et économique, ne sommes nous pas dans une situation où le cinema ne fait plus rêver personne?

Et c'est avec les outils du cinema que nous allons aborder la production de cette nouvelle réalité qu’est le Fwakanda. 

Nous irons donc à la cherche de la « narrative »; c'est a dire l'histoire derrière chaque événement, comportement, personnage... Je chercherons à Fwakanda les protagonistes, l'objet du désir, les péripéties, le climax et le happy-ending. Nous allons donc regarder comme des cinéastes, voir comme des cinéastes , penser comme des cinéastes, parler comme des cinéastes et écrire comme des cinéastes. Nous allons nous servir des modèles du cinema et trouver le genre cinématographique qui correspond a chaque situation. Les pitchs de film nous serviront a donner une image simple aux situations nouvelles à créer etc. etc.

Sauf qu'au lieu de partir de l'idée, nous partirons plutôt d’une réalité historique pour produire cette nouvelle réalité d’une Afrique à créer. Nous faisons donc le processus inverse de la démarche habituelle du cinéaste. Nous procéderons comme un radiologue en me faisant une radiographie de la réalité spéculative historique, nous permettant ainsi de partir de ce qui s’est passé, pour inventer ce qui n’a jamais existé.

Evidemment, nous n’avons rien en commun avec les spécialistes que sont les journalistes, les politologues, les juristes, les historiens, les sociologues, les philosophes sauf que parce que le cinema touche a toutes ces disciplines. On se retrouve sur un terrain proche du leur mais qui a sa spécificité, c'est celui de la vulgarisation. Si le cinema  parle a la masse parce qu'il raconte des histoires, la production de cette Afrique du Futur doit être vécu par la masse.

L'autre différence fondamentale entre notre démarche et ces derniers c'est que comme le cinema, nous fabriquons une autre réalité, et pour le faire, nous allons devoir manipuler une réalité spéculative  certes mais une réalité quand même comme on le fait lorsqu'on fabrique un film. Nous allons rapprocher les deux, la fabrication de la réalité qui se fait par le cinema et la fabrication d'une réalité réelle quand bien même elle spéculative, le Fwakanda.

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