BIRTH OF A KINGDOM
- jeanpierrebekolo

- 27 mai 2022
- 18 min de lecture
Dernière mise à jour : 3 juin 2022
FILM/SERIE
Collaboration autour de la création d'un film
La Naissance anciennes des Nations sur le continent peut-elle inspirer l'impasse des démocratique Africaine Aujourd'hui?
UN FILM COLLABORATIF REINVENTER L'ETAT EN AFRIQUE
Pourquoi l'Afrique aujourd'hui a mal à sa démocratie et sa gouvernance? alors qu'elle a connu des modèles beaucoup plus efficaces et stables?
Birth of a Kingdom est un projet de film collaboratif sur comment se crée un royaume. Il part du modele mythologique qui. apermis à de nombreux grands royumes africains de s'eriger. Le projet Fwakanda se propose de projeter dans le futur ce mythe dans un film de science-fiction qui voudrait proposer un modèle aux Etats Africains.
NAKED REALITY - UN MODELE DE COLLABORATION
Naked Reality est un film qui est le fruit de la recherche de nouvelles façons de raconter une histoire. Il s'agit d'un produit inachevé mais pas d'un produit typique. Tout le monde est invité à contribuer à ce film conceptuel en apportant son art, ses idées et sa fantaisie sur un site Web spécialement conçu à des fins de collaboration.
LA PLATEFORME COLLABORATIVE NAKED REALITY
La plateforme collaborative Naked Reality a été créée pour faire migrer la production cinématographique sur une plateforme numérique et améliorer sa qualité et son contenu avec l'aide et le soutien de nouvelles technologies comme les médias sociaux.
La plateforme collaborative Naked Reality est composée de deux dimensions : une dimension liée au financement blockchain et aux coproductions, une autre dimension liée à la production collaborative de contenu.
Le principe du financement blockchain donne l'opportunité aux producteurs de contenus de trouver de nouvelles sources de financement pour leurs productions.
La production collaborative de contenu est une plateforme d'écriture avec des images, des graphiques, des dessins, des sons, des textes et des vidéos... apportés par des personnes invitées à contribuer au développement créatif du projet de film. Il peut s'agir d'historiens, de sociologues, d'anthropologues, de philosophes, de scientifiques, de neuroscientifiques, d'artistes, de designers, d'architectes, de cinéastes, etc. Cette plateforme de production devrait s'assurer que les outils existants pour l'écriture de films, le montage, la distribution... sont collaboratifs et ont une capacité de médias sociaux.
La plateforme collaborative Naked Reality place l'humain au centre de la pratique cinématographique, en améliorant le moyen par lequel les êtres humains obtiennent leurs histoires, nous appelons moyen ici l'ensemble du processus, de l'écriture à l'écran, y compris les outils et les personnes impliquées.
La plateforme collaborative de la réalité nue développera le cinéma de la même manière que la recherche scientifique ou la programmation informatique open source, où ce n'est plus un seul individu qui est l'architecte de ce que nous vivons dans un film, mais de nombreux spécialistes qui collaborent au fil du temps en ajoutant une connaissance à une autre pour l'amélioration de l'humanité.
La plateforme collaborative Naked Reality prend en compte le fait que l'intelligence artificielle sera un sérieux défi pour nos esprits et que nous devons donc développer une expérience cinématographique qui s'accompagne d'une acquisition de connaissances précises.
Avec la plateforme collaborative Naked Reality, le cinéma ne sera plus seulement le produit final que nous regardons dans les salles de cinéma mais le processus complet, comme le sont aujourd'hui les making-off, mais un making-off qui présente également l'ensemble du processus intellectuel, créatif et financier d'un film qui, dans ce cas, serait une archive ouverte pouvant être utilisée par d'autres projets.
SYNOPSIS DU FILM COLLABORATIF
L’histoire de Mbo, un roi très puissant régnait sur un immense territoire appelé Fomben. On annonce la mort du roi Mbo, Joya, le fils ainé du roi est recherché pour être arrêté et devenir roi, il s’est enfui et est allé se cacher. Son frère cadet Yeya se fait arrêter, il va devenir le prochain roi sauf qu’au moment où on l’amène, on apprend que le roi n’est pas mort. Donc Yeya ne sera pas roi. Quand Joya revient, son père très déçu en apprenant qu’il avait fui. Il decide de le confier au maitre Ndi afin que ce dernier le prepare à être un roi en l’initiant à la philosophie de l'Amata Le roi Mbo cachait à son peuple et à ses fils une relation qu’il entretenait avec un blanc qui lui donnait les moyens de sa puissance. En effet, un jour le blanc a débarqué dans la nuit chez le roi Mbo avec beaucoup de pacotilles et des armes . Le roi voulant cacher ces choses qu’il trouvait merveilleuses à son peuple a entrepris d’entretenir une relation en cachette avec ce blanc de qui il tirait son pouvoir. Le blanc venait désormais la nuit sans que les habitants du village puissent l’identifier. Ces choses qui donnait au roi le rendait de obus en plus puissant et lui donnait un charisme auprès de son peuple qui lui attribuait des pouvoirs incroyables. La liste des choses est longue depuis les costumes jusqu’aux armes… Un jour son second fils Yeya découvre la supercherie et demande à son père de roi de promettre de rester dans la confidence. Alors que le maitre Ndi préparait Joya à succéder à son père, en l’initiant à la philosophie de l’Amata qui lui permettrait de créer un immense royaume, bien plus grand que celui dont il est actuellement le roi, Yeya son fils cadet jaloux de son frère appelé à succéder le surprend dans cette relation secrete avec le blanc. Yeya Jaloux de son frère ainé Joya que son père le roi Mbo prepare à la succession, il fait un chantage à son père au sujet de ce blanc secret que personne ne connait. Yeya le fils cadet exige à son père qu’il soit l’interlocuteur de ce blanc qui lui donne le pouvoir des armes que personne ne connait encore et de toutes les choses éblouissantes que les blancs fabriquent, sinon il va révéler la supercherie de son roi de père à tout le peuple. Le roi est obligé d’accepter et Joya son fils ainé qui doit lui succéder ignore tout de ce blanc et des pouvoirs qu’il donne à son père, le roi Mbo. Joya le fils ainé sans se douter de rien poursuit l’apprentissage de la philosophie de l’Amata auprès du grand maitre Nji qui le prepare. Le maitre Nji lui apprend le pouvoir des histoires. Tu peux transformer ta vie et celle des autres avec une histoire. Tu peux créer un monde avec des histoires. Il existe une guerre invisible qui est une guerre des histoires un peu comme lorsque deux personnes se dispute et que chacun essaye de décrire l’autre de la manière la plus horrible. Le maitre Nji le fait voyager en l’amenant sur la planète des histoires où on peut voir ce qui est passé, ce qui est et qui sera. On lui montre le grand royaume qu’il pourra bâtir. Le maitre Nji lui apprend les trois cercles qui composent l’univers et qui sont de trois ordres: le micro-cosmos qui est le sujet, le cosmos qui est le monde social et naturel, et le macro-cosmos qui est le monde des dieux, des personnes vivant dans d’autres mondes, les totems… Le maitre Nji lui apprend le pouvoir du sang qui cree le lien ethnique et qui sert dans la médecine et l santé aussi bien physique que mentale. … Sauf que quand le roi Mbo décède, Yeya le fils cadet decide par surprise de ravir la succession son père à Joya son frère ainé. Il fait un coup d’Etat. Joya le frère ainé pour sauver la face va être obligé d’affronter Yeya son frere cadet dans un combat. Sur de lui et de son initiation au pouvoir il va contre toute attente perdre le combat qui l’oppose à son frère Yeya. Son frère Yeya a usé de secrets dont il ignore tout. Qu’est-ce qui s’est passé? Quel est ce secret que lui qu’on préparait à devenir chef ignore? Joya le fils ainé obligé de quitter le royaume ne comprend pas où son frère cadet a-t-il pris ses pouvoirs. Joya devient ce prince sans royaume qui vit dans la brousse. Dans cet exil, Joya erre dans la brousse. Joya vit désormais avec les animaux dans la brousse, il devient chasseur. Pour chasser, il apprend à forger le fer avec du feu pour fabriquer ses lances et flèches. Un jour il se croit suivi par un homme et réussi à piéger l’homme. Cet homme c’est son maitre Nji qui l’a suivi… pour terminer son initiation de l’Amata qu’il a commencé. Pour le maitre Nji cette défaite fait partie de l’Amata tout comme la nouvelle vie de Joya dans la brousse. Alors que Joya essaye toujours de comprendre ce qui s’est passé et de connaitre le secret qui a permis à son frère de le battre, le maitre Nji lui rappelle le premier principe de l’Amata: La vie est une dynamique symbolisée par une marche, donc un voyage qui nous transforme à voir positivement tout ce qui participe du voyage, le debut comme la fin y compris les obstacles qui nous permettent de nous réinventer. Le maitre Nji lui demande de voir ce qui s’est passé comme une étape de son voyage à lui et de le poursuivre. Puis le maitre Nji lui rappelle aussi le deuxième principe de l’Amata: la destination finale est tout aussi importante que le voyage lui-même. Il se met à lui apprendre les secrets des animaux. Le maitre Nji lui organise une rencontre avec le serpent. il découvre sa gémellité universelle; rappelant la dualité corps et esprit, monde des vivants et monde des morts, force vitale et force occulte. Joya devient un homme-serpent. Ensuite, c’est la rencontre avec le chimpanzé, il fait avec lui des exercices de souplesse lui permettant d’imiter les mimiques des singes ou leur attitude de fuite. Il découvre que le chimpanzé est le protecteur des faibles, et que lui seul peut venir à bout de la redoutable panthère. Joya devient un homme-chimpanzé. Puis plus tard, c’est la rencontre avec la panthère découvre qu’il est la force et la puissance. Qu’il est capable d’accomplir de bonnes oeuvres comme de terribles dégâts. Alors, un jour lors de sa chasse, Joya tue la panthère. Le maitre Nji lui demande de recouvrir son visage et comme il est de coutume d’aller faire d’autres activités. Lorsque Joya revient, il découvre dans le visage de la panthère, son propre visage. Joya prend la forme de la panthère, son visage aussi. Joya devient un homme-panthère. Quand la panthère tombe, c’est Joya qui tombe. Quand la panthère est blessée, c’est Joya qui est blessé. Désormais, au lieu de chasser avec son arbalète et sa lance, il se transforme en soit en panthère, en singe ou en serpent pour attraper ses proies. Un jour, Joya rencontre une femme avec des chaines ayant lui le marché des esclaves où elle devait être vendue, elle essaye d’abord de s’enfuir pensant que Joya est à ses trousses. Joya la rassure, l’aide à detacher ses chaines et ils vont prendre un bain sur une cascade. Elle lui dit qu’elle s’appelle Niba. Joya cherche son maitre Nji pour lui presenter Niba il ne le retrouve pas. Puis il leur apparait et lui annonce que sa mission est terminée. Il bénit son union avec Niba et s’en va. Niba amène Joya découvrir un marché où on vend des hommes et des femmes, d’où elle s’est échappé. Joya et se met en tete de créer son propre royaume grace à l’apprentissage de l’Amata auquel il a été initié. Joya décide de faire de ce marché son futur royaume. Joya rusé fait un plan qu’il prepare avec l’aide de Niba. Il faut libérer les esclaves et en faire le peuple du nouveau royaume. Joya et Niba vont voir un vendeur d’armes blanches qui leur fournit un stock qu’ils prennent soin de bien cacher. Le lendemain pendant que le marché des esclaves bat son plein, Joya fait semblant de vouloir acheter les esclaves en exigeant qu’ils soient déchaînés et mis de coté avant de payer. Quand il a fini de faire ses courses. Ils déclenchent le plan qu’ils avaient préparé. Niba amène les armes et les distribuent aux esclaves et lancent immédiatement un assaut contre les vendeurs d’esclaves en usant de ses pouvoirs d’homme-panthère, d’homme-serpent et d’homme chimpanzé. Très vite, les vendeurs d’esclaves sont neutralisés et Joya et Niba sont portés en triomphe comme deviennent le roi et la reine de ce nouveau royaume de ceux qu’on a acheté, Ba-djo. Joya et Niba installent leur nouveau Royaume des Ba-djo qui a beaucoup de succès. Sauf que très vite le nouveau royaume de Ba-djo pose un problème aux autres rois et surtout au frère de Joya resté roi à Fomben. Le problème est que les rois des environs vivent du commerce des esclaves qu’ils capturaient à travers leurs milices sans pitié dissimulées derrière des masques; les ku’ngan, et les vendent à des trafiquants qui se chargent de les amener jusqu’à la cote pour les revendre comme esclaves outre Atlantique. Badjo, le nouveau royaume de Joya est peuplé d’anciens esclaves et d’anciens vendeurs d’esclaves repentis qui reconnaissent Joya comme leur roi. Le royaume s’agrandit chaque jour avec les esclaves fuyant la captivité qui viennent se réfugier à Badjo. Une violente bagarre éclate entre les habitants du nouveau royaume. Joya intervient pour séparer tout le monde. La cause de cette bagarre c’est qu’il n’y a pas encore de hiérarchie, donc personne n’est rien et donc tout le monde est tout. Joya decide de structurer le Royaume des Bajo. Il crée différentes sociétés et confréries et donne des rites à chacune d’elles. Chaque société aura son masque. Joya convoque donc des notables pour créer le Kam’vu, un conseil des neuf personnes constitué par les descendants de ses compagnons de route qui vont rester, génération après génération, titulaires de cette charge. Dans cette hiérarchie, le prince fondateur Joya est le représentant des ancêtres fondateurs du royaume Badjo. Il jouit de pouvoirs surnaturels et alchimiques qu’il pourra transmettre à son fils par le rituel de l’intronisation. Le prince Joya est désormais roi c’est à dire roi. Son pouvoir est renforcé par les dignitaires de grades élevés et les sociétés secrètes. Il est divinisé et arbitre tous les équilibres du Royaume. Le roi Joya est encadré par le Kam’vu, ce conseil des neuf notables ainsi que de serviteurs et sociétés secrètes qu’il cree ensuite. Le royaume perd un de ses membres loin du royaume, on a envie de l’enterrer là où il est mort. Joya envoie des gens chercher le corps, il exige que ce dernier soit enterré à Badjo. De peur de perdre ses habitants partis loin du royaume, Joya va créer un rituel pour que les gens quelque soit la distance où ils se trouvent, restent toujours attachés à Badjo. A chaque fois qu’une personne décède, Joya crée pour ses descendants un lien s’appuyant sur les ancêtres défunts qui reposent sur cette terre et dont il reste, lui Joya le représentant parmi les hommes. Joya cree ainsi le culte des crânes. Joya se dit qu’en donnant accès à l’esclave aux différents rites initiatiques, il donne à chaque individu une place bien déterminée et peut exiger qu’il obéisse à une discipline rigoureuse grace à une organisation de la société fondée avant tout sur ces associations coutumières dites sociétés secrètes et par la répartition des titres hiérarchisés. Une fois le Kam’vu créé, qui est l’organe supremes, il rajoute le Mwala qui est la confrérie des princes. Des princes qui une fois l’an ils vont au marché et boivent rituellement du vin. Ils sont accompagnés d'une femme qui est leur reine et exécutent une danse appelée le tso. Joya leur confie les rituels de régulation de la pluie. Ensuite Joya cree les mkem. Les mkems constituent les rouages religieux, politiques, économiques et culturels sur lesquels s'appuie le roi pour gouverner et se tenir informé de tous les problèmes de ses compatriotes et sujets. Elles sont aussi la tribune où peuvent s'exprimer tous les individus de la chefferie. Le roi, membre de droit de toutes ces sociétés, en tire également de grands profits. Les mkem se soucient du bien collectif mais aussi des problèmes des individus. Solidarité mais aussi discipline rigoureuse caractérisent les mkem. L'individu ne peut exister socialement que s'il appartient à une ou plusieurs de ces sociétés. A Badjo, on trouve trois catégories de Mkem: le Mkem des serviteurs du roi, le Mkem des princes et princesses et enfin le Mkem des hommes libres. Desormais Badjo est un royaume organisé par des sociétés ou confréries politiques et initiatiques qui ont leurs regles, leurs emblèmes, leurs costumes, leurs masques et ont leurs lieux et dont les membres connus de tous tiennent régulièrement des reunions. A cote de toutes ces choses visibles à Badjo, il y a aussi toutes ces pratiques et tous ces rites dont la signification et les symboles, restent interdits au non-initié. Chaque société préserve jalousement ses activités aux membres initiés. Le caractère secret des cérémonies importantes est soigneusement et efficacement gardé sous peine de sanctions très graves pouvant aller jusqu'à la mort des traîtres ou des imprudents. Ces sociétés présentent un côté religieux voire magique associé a des rituels plus ou moins ésotériques. Elles sont, chacune pour leur part, gardiennes de l'ordre social, politique et même économique dans les chefferies dont elles constituent à la fois le pouvoir règlementaire et la puissance de l'exécutif, derrière le chef qui sans elles, ne serait rien. Suite à un crime crapuleux pour lequel les coupables continuent d’être parmi les autres, Joya met en place le kwimtan, une société judiciaire redoutable chargée d’appliquer les sanctions contre tous ceux qui ont enfreint la coutume, notamment en matière de vol, adultère, banditisme et rebellion contre les institutions établies. Cette confrérie redoutée et très fermée. En temps de guerre, elle s’occupe de lever des troupes (meme de force). Son symbole est un tambour de la justice placé dans un abri clos sur la place du marché. Les membres du Kwimtan en service circulent toujours masqués, de jour comme de nuit avec des cagoules noires surmontées d’une multitude de coquilles d’escargots ou d’un ensemble de plumes. Ils sont munis de longs batons en nervure de raphia pour assumer sans merci ceux qui voudraient entraver leur route ou meme les regarder avec trop de curiosité. Le fafa est la section du kwimtan en charge des executions. Le jour de la reunion ordinaire, chaque membre se rend au marché portant cagoule et signe de reconnaissance. Il doit avoir avec lui l’inevitable et indispensable calebasse de vin de palmier raphia et un petit fagot de bois pour le feu. Il a toujours un gourdin pour tabasser tout individu un peu trop curieux. La reunion commence toujours par un sacrifice ou libation à la pierre fétiche.(image: statue de femme posée sur une peau de panthère, protégée par un parasol et gardée par des serviteurs voilés.) Puis on s’échange les nouvelles, on discute des affaires de la chefferies et de la confrérie: initiations, cotisations etc. On débat librement et avec sincérité en mangeant et buvant sans crainte d’être trahi à l’extérieur. Meme les actes du chef, de la famille royale et des grands dignitaires sont critiques sachant que plusieurs membres sont eux-mêmes des devins et sorciers. C’est aussi l’occasion de révéler aux colleges qui de ses enfants sera son successeur et celui qui sera chargé en cas de de ces de régler au mieux la succession. Dans le royaume, les jeunes sont de plus en plus oisifs. Joya decide de créer un rite pour tous les garçons de moins de douze ans vont être initiés est le Majog. Le Majog a pour objectif d’initier les jeunes gens au métier des armes et d’effectuer des travaux d’intérêt commun (construction de cases, ponts, chemins, etc. Pour que tout le monde soit membre d’un Majog, chaque quartier va créer une unité qui est en fait une unite militaire mais aussi culturelle et économique. On exige un droit d’entree correspondant à deux sacs d’arachides et plusieurs fagots de bois. Le Majog n’a pas de caractère religieux ou sacré ni rites secrets hors mis quelques pratiques magiques de protection effectué par état major mais échappant à la majorité des troupes. Les adeptes du Majong se font remarquer par leurs danses acrobatiques. Apres Joya cree le Msop. Une société ouverte à toutes les couches sociales. Les esclaves vont y retrouver certains de leurs anciens vendeurs. Alors que les autres sont membres par heritage ou par parrainage et versement d’un droit d’entree, c’est par une decision du chef Joya que les esclaves vont devenir membre. C’est la confrérie la plus nombreuse. Ses membres sont soumis à une initiation, puis devront respecter une importante discipline. Les règles à respecter sont strictes et tout manquement peut entrainer de sévères sanctions, des amendes plus ou moins fortes, l’elimination physique pure et simple par envoûtement ou poison, surtout dans le cas de trahison des secrets. On appelle aussi le Msop le ta mkem, c’est à dire le père des confréries. Son état-major est constitué par les membres du mwala, la confrérie des princes. Ces membres influents doivent porter un masque tsamabu qui joue un role religieux important pendant les reunions et les rites funéraires. Seuls quelques membres ont une connaissance approfondie de la coutume et de ses secrets, la masse des membres n’en a qu’une connaissance superficielle. Le Msop pratique plusieurs danses pendant lesquelles se produisent des scenes étranges, dont des pierres fetiches qui, après incantations du chef surgit des profondeurs de la terre et disparait par la suite. Enfin Joya crée des sociétés d’hommes-animaux, qui peuvent faire alliance soit avec le serpent kenok, soit avec le chimpanzé ke pu’kwop soit avec la panthère ke nomgwi. Enfin Joya cree la société Jya des sorciers du crabe. La plus fermée et la plus mystérieuse. C’est une société religieuse qui gère les crabes devins à qui ils demandent ce qui va advenir. Et le crabe écrit au sol ce qui va se passer. Les membres du Jya vont interpreter l’ecriture du crabe et dire à la communauté ce qui se prepare. Cette société lisent dans l’intérêt de la communauté. Les membres du Jya sont minutieusement sélectionnés. Lorsque l’écriture du crabe annonce une mauvaise nouvelle, les membres du Jya initient une dans à laquelle participe le roi lui meme. A cette occasion les membres du Jya doivent revêtir la jupe natif (kamdza); ils portent au bras le tza, ou ensemble de bracelets d’ivoire et sont coiffés du ten, une haute coiffure de plumes d’oiseau. Le grand maitre en tete de file, tient une clochette de bronze. Tous s’alignent devant la grande case, le roi sort, puis le monde monte lentement sur la place du marché, chacun à l’aide de badines de raphia, battant le sol selon les quatre points cardinaux. Un grand malheur leur est annoncé… l’arrivée des blancs. Alors que Badjo, le royaume fondé par Joya prospérait avec sa propre structure, ses sociétés et confreries, ses valeurs, ses rites avec à la tête lui-même le roi et les neuf notables… Lors de leur rendez vous hebdomadaire, jour du dzedze, qui est le jour du repos et le jour de l’interdit, pendant lequel le roi s’enferme, les Jya consultent le crabe. Ce dernier se déplace au sol en laissant des traces que seuls peuvent lire les membres de la confrérie des Jya inités aux écritures du crabe. A la lecture des messages du crabe, les membres du Jya paniquent, les nouvelles ne sont pas bonnes. L’avenir est sombre. Il faut Pour conjurer le sort, les sociétaires du Jya sortent par surprise sur la place du marché. Torse nu, ils sont tatoués et harnachés de lianes. Chacun n’est revêtu que d’un cache-sexe d’écorce de bananier. Le roi lui-même et le grand maitre font exception, le premier a noué autour de sa taille un coupon de batik, à la bouche il tient une herbe magique; sur le torse sont attachés de petits sacs fétiches; sur ses épaules, deux coqs un blanc et un rouge sont perchés, un grand sac accroché, le second équipé de même est encore plus masqué. ….. Joya qui essaye de se préparer contre ce qui s’annonce est pris au dépourvu. Alors qu’il avait commencé à créer une cavalerie avec l’aide des Banyo qui en sont les grands maitres, seulement quelques jours après le message du crabe, le malheur annoncé ne se fait pas attendre… Une brutale attaque surprise contre Badjo sème la désolation, et le désarroi au sein du peuple tellement la violence est à son summum. L’attaque contre le pays Badjo provient d’une force ayant un pouvoir inconnu jusqu’ici. En effet des étrangers ont signé un traité d’annexion avec les rois de la côte et contrôlent désormais le pays entier. Si Joya n’est pas au courant de cette annexion, Yeya son frère resté roi à Fembon en sait quelque de choses. Il est celui que le nouveau pouvoir étranger qui contrôle désormais tout le pays a désigné pour neutraliser Joya. Yeya est donc derrière l’attaque brutale. Sans laisser le peuple dans le désarroi, le roi va aller à la rescousse des blessés et organise les secours. Pendant que Joya s’occupe de son peuple meurtri, arrive son frère Yeya que les étrangers viennent installer comme roi sur les terres de Badjo. Les colons étrangers ont un livre à la main qu’ils lisent (La Bible) avant de lui confier à Yeya sa nouvelle mission, celle de mettre fin aux pratiques culturelles de Badjo et de faire arrêter Joya. Joya qui assiste impuissant à cette démonstration de force voit d’ou son frère Yeya tire son pouvoir actuel… mais la question de savoir d’ou est venu à Yeya le pouvoir qui lui a permis de prendre la place de leur pere, cette question Joya ne l’a toujours pas élucidé. Là il assiste à quelque chose d’inédit, ton propre frère s’allie à un étranger pour t’écraser. Pendant cette ceremomie de prise de pouvoir par la force, une tentative de résistance du peuple Badjo resté fidèle à Joya est durement réprimée . Et là encore, Joya essaye de comprendre d’ou vient le pouvoir de son frère qui vient de lui reprendre le pouvoir au delà que ce soit celui de ces étrangers. Les armes bien sur et le livre qu’il lise intéresse Joya. Le programme des nouveaux occupants et l’expropriation, le peuple entier perd ses terres. Au moment où l’arrestation de Joya est lancée, ce dernier s’échappe et va à Banyo demander la cavalerie au roi de Banyo. Le roi de Banyo accepte de l’aider et ils lancent l’assaut pour récupérer Badjo. Mais avant l’assaut, eux-aussi lisent un livre different de celui des autres (le Coran) pendant que l’envoyé lit le crabe. L’assault est lancé avec la cavalerie de Banyo pour reprendre le royaume de Banjoun maintenant entre les mains de Yeya, le frère du roi ayant rallié le camp des colons. Ils sont victorieux et Yeya est tué. Joya demande qu’on lui confectionne une gourde avec le crane de son frère ennemi Yeya afin qu’il y boive de l’eau en souvenir de cette victoire. Le roi Joya décide de créer sa propre cavalerie. Le roi Joya dissout la société des Jya, du moins à les transformer en scribes. Il decide que son peuple a besoin de son propre livre et qu’il doivent arrêter de lire les livres des autres. Joya lance un appel au peuple et demande à chacun de lui proposer des pictogrammes pour créer un alphabet. Le peuple se met au travail et le roi organise une grande fete au cours de laquelle le peuple va rendre au roi les signes qui vont servir à créer l’alphabet qui permet de “parler sans qu’on t’entende”. Avec les Jya, ils font la selection. L’alphabet Shu Mom est cree. Maintenant que l’écriture est là, le roi interdit aux Jya et tous les Badjo l’écriture du crabe qui prédisait aux hommes ce qui devait arriver. Il fallait en finir avec les oracles qui parlent. Les hommes devaient désormais prendre la parole et dire le monde. Il fallait donc quitter l’art divinatoire pour passer à l’art critique. L’écriture des hommes devait être accompagnée de la pensée de peur que la pratique de la divination perdure Le roi ouvre des écoles partout ou les Jya enseignent le Shu Mom qui est désormais enseigné dans tout le pays. Les Jya sont débordés pour écrire les livres. Le roi convoque les sages pour leur demander d’écrire un livre de sagesse comme le Coran et la Bible mais avec leur propre sagesses. Le livre est une espèce d’Ubuntu avec un culte des ancêtres comme chez les Grecs. Des temples sont érigés partout, le peuple pratique cette nouvelle religion. Des décennies plus tard, débarque l’eblouisseur, un vendeur des choses modernes qui brillent. Il a avec lui des spots publicitaires… il vend les voitures, les telephones, les téléviseur… Le peuple n’est pas impressionné et ne veut rien. Quand on va voir dans la concession de chaque famille a tout ça qu’ils ont fabriqué eux-mêmes dans leur maison mais sont restés africains.




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